Je viens de terminer « J’ai tué mon auteur ». Je dois t’avouer avoir eu un malaise au milieu du livre. Considère ceci comme l’ultime compliment. Ce malaise vient de ta description du monde de l’édition. Elle n’est pas réaliste. Elle est la réalité.
Des lettres de refus tarabiscotées pour déposer l’auteur « en douceur », aux maisons d’édition à compte d’auteur déguisé, tout y est.
Sans oublier les montagnes russes de l’attente, des réponses qui n’arriveront jamais, du questionnement à savoir si on a vraiment ce qu’il faut : un peu de talent et beaucoup d’acharnement.
Tous ceux qui voudraient être publiés un jour devraient lire ton livre. Vaut toujours mieux savoir à quoi sans tenir.
Le véritable écrivain verra la hauteur de l’Everest à gravir, ajustera ses crampons et s’y attellera.
